vendredi 12 février 2021

L'histoire balbutie, mais jusqu'à quand ?

Carole Delga et Antoine Maurice, lors de la campagne des élections municipales 2020, à ToulouseOccitanie : La désunion de la gauche sera-t-elle un tremplin pour le RN ? D'après ce que je lis ici, ce serait pour Antoine Maurice une "vision des années 80" considérant que cette analyse relève d’une époque où l’ex-Front National « n’avait pas d’implantation locale ».
Outre la faiblesse de l'analyse des causes à tout cela dont il exonère semble-t-il sa propre formation politique, je constate pour la petite histoire que cette vision des années 80 lui aura tout de même permis d'être élu Maire adjoint dans une majorité municipale de gauche victorieuse sur une liste unitaire dès le premier tour... puis d'être battu après s'être désunie à l'élection suivante.
Cette rationalité est bien trop sophistiquée pour moi ! Un peu compliqué tout ça ! Alors imaginez donc pour l'ensemble des électeurs.
Il m'est proposé par ailleurs de convaincre les électeurs du FN en refusant l'autoroute Toulouse - Castres ou en tournant le dos à la LGV. Puis-je m'autoriser une once de perplexité ? A moins de considérer ces électeurs là finalement perdus pour la cause. Et si le premier obstacle de l'écologie en actes n'était pas, aujourd'hui, Europe Ecologie Les Verts, affichant la moue dédaigneuse devant le bilan de sa propre majorité au Conseil Régional lancée toutes voiles dehors en faveur d'un véritable green new deal ? L'histoire balbutie, mais jusqu'à quand ?
Je continue de lire cet article : "Les alliances de la gauche et des écologistes et les désistements au nom du Front républicain n’ont pas empêché l’élection du RN." Les bras m'en tombent ! Que prépare ce genre de périphrase figurant d'ailleurs au rang des arguments des candidats RN eux-mêmes ? Que l'inverse serait donc une meilleure garantie ? Devons-nous considérer, parce que l'implantation de l’extrême droite est désormais dit-il « un fait avéré », qu'elle ne réclame plus le devoir du combat commun ? Si ce n'est pas le cas, alors il faut en faire la démonstration pratique.
Peut-être y vois-je un peu plus clair. Le sujet ne serait finalement pas d'éviter que le RN vire en tête en Occitanie. Il se résumerait plus simplement au souci du quant à soi et à l'affirmation du moi. Souvent ils se cumulent, comme les mandats dont ils sont consubstantiels d'ailleurs. Non seulement je vois beaucoup d'incohérence dans tout cela mais le pire est que je la trouve infantile. En 2020, j'ai voté pour Antoine Maurice au second tour des municipales et voilà que je me surprend singulièrement déçu, et pour le coup désolé, de "ma vision des années 80".

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