vendredi 24 février 2017

PDU : insatisfaction et abstention

Vous trouverez ci-dessous l'exposé des motifs qui a conduit cinq élus toulousains à s'abstenir avec la majorité du groupe socialiste métropolitain au conseil du 23 février concernant l'avis de la métropole sur le PDU.

Par ailleurs, je vous invite à retrouver ici un argumentaire détaillé (deux parties) publié sur ce blog en décembre 2016.

"Nous avons décidé de nous abstenir et ce pour trois raisons principales.

Tout d’abord pour un évident problème de méthode.
Le conseil syndical de Tisséo a choisi de d’arrêter sa première proposition dès le mois d’octobre dernier sans attendre les conclusions du débat public organisé, depuis, sur la troisième ligne de métro.
En agissant ainsi, la droite toulousaine et métropolitaine s’enferme dans une logique où les citoyens, les associations, les usagers ne peuvent contribuer efficacement à l’amélioration du projet.
De fait, ce qui aurait dû être un large débat sur l’ensemble des solutions et des alternatives pour développer les transports en commun, pour permettre de meilleurs déplacements mais aussi pour intervenir efficacement sur les enjeux de santé liés à la qualité de l’air. En agissant ainsi, en ne répondant pas aux avis et conclusions de la Commission Nationale du Débat Public, le débat en devient réducteur et se concentre autour de la question de la troisième ligne de métro.

Ensuite parce qu’aucun plan d’urgence n’est proposé.
Encore une fois, le débat sur les transports est renvoyé dans un champ clivant et politicien qui ne permet pas de répondre aux urgences rencontrées par nos concitoyens qui n’en peuvent pourtant plus de passer plusieurs heures par jour dans les encombrements.
Nous ne sommes pas hostiles au projet d’une nouvelle ligne de métro, nous formulons en revanche une exigence à savoir que la priorité donnée au métro ne le soit pas au détriment de toute autre nouveau projet significatif, permettant de réduire l’usage de la voiture et de développer les transports collectifs ou les modes de transports alternatifs. Même si ce nouveau PDU s’inscrit dans l’achèvement partiel des projets que nous avions engagé, il ne propose pas un véritable plan d’urgence portant le maillage d’agglomération qui doit être mise en place.

Enfin, parce que nous doutons de la possibilité de financer ce plan sans nouvelle augmentation massive des impôts.
En mobilisant près des deux tiers des investissements prévus pour le seul projet métro, après 2020, sur des hypothèses de financements, de recettes et de dépenses hasardeuses et aléatoires, la soutenabilité financière de ce PDU est fortement sujette à caution.

Si nos interrogations sont fortes, elles entendent servir a nécessaire recherche d’un large consensus nécessaire pour défendre la qualité de vie de nos concitoyens par le biais d’une politique de transports en commun efficace.

Nous voulons rester force de proposition et poursuivre avec les habitants comme avec nos collègues élus un dialogue indispensable. C’est pour cette raison que nous exprimons cette abstention critique autant vigilante que constructive."

François Briançon, Joël Carreiras, Romain Cujives, Cécile Ramos, Claude Touchefeu
Conseiller(e)s municipaux de Toulouse et Conseiller(e)s communautaires de Toulouse

mardi 14 février 2017

Michel Foucault et le revenu universel (2)


Je propose de revenir ici sur cette belle perspective du revenu universel. Le débat se déroulant, émancipé de la compétition électorale de janvier dernier, on sent peu à peu l'évolution du sujet en écoutant notamment, et précisément, Thomas Picketty qui ne cautionne pas l'idée d'une allocation universelle unique pour tous. C'est plutôt une bonne chose. 

Explorant les soubassements idéologiques du néolibéralisme, le philosophe Michel Foucault montra en 1979 lors de son cours au Collège de France comment cette idée pouvait tout à fait correspondre à une forme de gouvernement qui aurait renoncé à l’objectif du plein-emploi et dont vous trouverez ici une note de lecture de Marie Calmette que je retrace dans ce billet.

La logique néolibérale, expliquait-t-il, appréhende l’économie comme un jeu dont l’Etat fixe les règles et assure l’application. Grâce au revenu garanti, « il doit être impossible que l’un des partenaires du jeu économique perde tout et ne puisse plus, à cause de cela, continuer à jouer ». En d’autres termes, l’allocation universelle vise les effets de la pauvreté et dédaigne ses causes. En garantissant de n’avoir plus rien à perdre, l’Etat invente ainsi une clause de sauvegarde du système économique. 

Joan Robinson, figure keynésienne de gauche écrivait en 1962 : «La misère d’être exploité par les capitalistes n’est rien comparée à la misère de ne pas être exploité du tout». Or, aujourd'hui, cette misère-là constitue une forme d'impensé. Le doute est même persistant sur sa capacité de propulsion émancipatrice. Dans cet impensé s'engouffre certainement le populisme. Cette misère est bien une menace. A ce titre, on retrouvera d'ailleurs utilement le pertinent éclairage de P. Rosanvallon publié en 1995 relatif à "la nouvelle question sociale".

Renouons  ici avec la vieille distinction marxiste entre d'une part, la "classe en soi" et d'autre part la "classe pour soi", consciente de son exploitation et des rapports d'exploitation qui la mettent en mouvement pour s'arracher de sa condition. Ce n'est pas la misère qui définit le "prolétariat". 

Il n'est pas étonnant, sur cette suggestion de revenu universel, de voir se conjuguer la sincérité progressiste du socialiste et le calcul libéral du conservateur. J'ai déjà évoqué Milton Friedman, mais je pourrais évoquer aujourd'hui une certaine doctrine sociale de l'Eglise ou par exemple la proposition de loi déposée par... Christine Boutin en 2006  qui déclarait que « Les Français attendent un projet de société qui permette de leur redonner une dignité en dehors de toute valeur marchande et de renforcer la cohésion sociale. C’est pour cette raison que le Dividende universel est versé de façon inconditionnelle à toute personne, quels que soient son sexe, son âge ou son origine sociale ».

Aussi, il est permis de s'interroger, à l'instar de Michel Foucault, si cette proposition n'est pas  «  une manière d’éviter absolument tout ce qui pourrait avoir, dans la politique sociale, des effets de redistribution générale des revenus, c’est-à-dire en gros tout ce qu’on pourrait placer sous le signe de la politique socialiste. (...) Si on entend par politique socialiste une politique dans laquelle on essaiera d’atténuer les effets de pauvreté relative due à un écart de revenus entre les plus riches et les plus pauvres, il est absolument évident que la politique impliquée par l’impôt négatif est le contraire même d’une politique socialiste. 

Comme le souligne Marie Calmette, si la social-démocratie vise en effet la réduction de l’écart des revenus, le néolibéralisme limiterait la pauvreté absolue et ignore les inégalités.  

Un seuil partage la société entre pauvres et non-pauvres.  

Au-dessus, explique Foucault, « on va laisser jouer les mécanismes économiques du jeu, les mécanismes de la concurrence, les mécanismes de l’entreprise. (…) Chacun devra être pour lui-même ou pour sa famille une entreprise ».  

Sous le seuil, et à sa lisière, se trouve « une espèce de population flottante (…) qui constituera, pour une économie qui a justement renoncé à l’objectif du plein-emploi, une perpétuelle réserve de main-d’œuvre(...) que l'on se donne la possibilité de ne pas (les) faire travailler, si on n’a pas intérêt à la faire travailler ».  

L’allocation universelle menace bien de renforcer une nouvelle fois la dilution de l’enjeu politique central de deux siècles d'histoire : le conflit entre capital et travail. 


mardi 31 janvier 2017

à toi de jouer Benoit

Benoît Hamon a été largement désigné. Il est désormais le candidat de ma formation politique. Je lui adresse toutes mes félicitations pour cette victoire et la campagne conduite.
Merci aussi à Manuel Valls, que j'ai soutenu, pour son engagement courageux, sa loyauté et sa dignité.
Souvent moquée et parfois boudée, la Belle Alliance Populaire a trouvé le rendez-vous des électeurs. Grâce à cette primaire, un choix clair a été formulé et on peut remercier le parti socialiste, ses militants, d'avoir tenu bon et offert ce cadre d'expression massif et unique à gauche.
Désormais, la gauche a rendez-vous avec deux défis immédiats. 
  • Construire le rassemblement le plus large possible 
  • Eviter à tout prix un 2nd tour entre la droite et l'extrême droite.

A l'aune de ces deux objectifs, je prendrais ma part du rassemblement nécessaire que doit désormais nouer Benoit Hamon, sans rien renier de la perspective d'une nouvelle gauche progressiste dont notre pays a besoin.

mercredi 25 janvier 2017

Je ne partage pas l'idée du revenu universel (1)

Proposé comme nouvel horizon idéologique, les vertus de ce parangon me laissent dubitatif. Devrais-je en perdre mon brevet de socialisme et crouler sous les injonctions d'exégètes me sommant de penser un monde nouveau, fait de décroissance et de dilution du travail comme point cardinal de notre Etat social ?

Je ne veux pas commenter plus avant les arguments sur son coût, immédiat comme à long terme, qui en fragilisent la crédibilité. Mais je persiste à penser, parce que je suis socialiste, que ce revenu ne permet tout simplement pas de s'attaquer à la question des inégalités structurelles de la société. Nous le savons, les politiques de redistribution menées aujourd'hui n'atteignent pas l'efficacité espérée. Elles ne traitent pas des causes des inégalités. Or, il ne suffit plus de laisser faire le marché et de redistribuer, après coup. Sur ce constat, les socialistes seront d'accord pour rejoindre ainsi l'approche développée en son temps par D. Strauss Kahn.

Le mercredi 10 décembre 2014, lors de son intervention face à la fondation Jean Jaurès, Manuel Valls déclara d'ailleurs : "alors que la redistribution se contente de revenir a posteriori sur les inégalités, je crois que nous devons orienter notre modèle vers la pré-distribution, c’est-à-dire prévenir les inégalités".
La conclusion n'en est pas pour autant celle de la "pré-distribution" d'un revenu à chacun, que Valls ne préconisera pas, si peu efficiente sur la structure même des inégalités (sans doute, d'ailleurs, celle d'un patrimoine le serait-elle davantage dans le paysage actuel des inégalités de naissance). 

Une vraie démarche alternative devrait plutôt répondre aux « modèles inefficaces qui redistribuent aveuglément sans tenir compte des besoins de chacun ». Bref, le Revenu Universel relève moins d'une politique de redistribution que de conservation.

Jacob Hacker, politiste américain et père de la notion de pré-distribution indiqua très justement que "les citoyens veulent un boulot et des opportunités d’ascension sociale, bien plus qu’un chèque de l’Etat." (...) "les réformateurs progressistes ont besoin de se concentrer sur les réformes de marché qui favorisent une distribution plus juste du pouvoir économique et de ses bénéfices avant même que le gouvernement ne collecte des taxes ou n'attribue des prestations." 

Je me refuse à acter la fin du plein emploi alors même que nous sommes confrontés face à l'ampleur de besoins sociaux non satisfaits. Cette résignation s'inscrit de fait dans la stratégie néolibérale dont le revenu universel deviendrait vite le cheval de Troie. Inscrire cette proposition dans la situation actuelle du rapport de force capital / travail est un piège qui conduirait, par ailleurs, à une aliénation définitive des classes moyennes, à une généralisation de "l'intermittence" (Bernard Stiegler) et à une uberisation accélérée de l'économie. Il y a au contraire un enjeu pour davantage de travail.

Il n'est pas étonnant que l'idée soit défendue par des économistes libéraux et non des moindres. Il y a bien sûr plusieurs versions et je ne fais pas l'injure à Benoit Hamon de confondre la sienne. Mais il n'en demeure pas moins, de ce fait, qu'elle n'est donc pas ce marqueur original ou cette nouvelle frontière du socialisme de la transformation sociale. Le revenu Universel peut devenir, bien au contraire, une arme de destruction massive de l'Etat social (selon les termes d'un collègue des économistes attérés Dany Lang) dans la mesure ou la question de son financement pérenne n'a toujours pas de réponse satisfaisante.

Enfin, dernier risque déjà évoqué notamment par nombre de syndicalistes : Les employeurs feront naturellement tout pour récupérer le montant du revenu de base sur les salaires comme les propriétaires l'ont fait pour l'aide au logement sur les locataires. Le risque d'une mise en concurrence plus forte encore des travailleurs sur des travaux à faible valeur ajoutée et d'une pression accrue sur les salaires, notamment le SMIC, ne serait pas à exclure.

mardi 10 janvier 2017

POURQUOI JE VOTERAI MANUEL VALLS

Nous connaissons l’adage. « Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine ». Cette règle fut appliquée en 2002. Nous avons éliminé Le Pen… en votant Chirac.
L’importance de la primaire est d’éviter ce scénario. Trois conditions sont à réunir.
  • La première est celle de la participation. Massive, elle sera le booster indispensable au rassemblement. 
  • La seconde est d’éviter les pièges malicieux des réseaux et autres médias. Exacerber les nuances des candidats comme autant d’obstacles infranchissables de leur union à venir. 
  • La troisième sera de choisir le critère adéquat du choix. Choisir celui qui sera en mesure, par sa conviction et sa crédibilité, de rivaliser puis de battre la droite et l’extrême droite
Bien sûr, lors d’une primaire, l’objectif est de mobiliser la gauche. Mais le spectre de l’offre politique du moment s’est aujourd’hui élargi. Il n’est plus celui de l’alliance PS/PC/MRG d’avant-hier ou rose/rouge/verte d’hier. Le dépassement de ces cadres est nécessaire. Face au FN et à la droitisation de la droite, c’est à la synthèse des progressistes à laquelle il faut parvenir.

Plutôt que de précipiter une décomposition-recomposition, c’est à un redéploiement auquel il faut procéder. Cristallisée sur ses deux pôles par une droite et une gauche qui s'extrémisent, la situation politique est bien celle d'un champ progressiste qui cherche une nouvelle dynamique mais doit aussi, en cet instant, éviter le pire.

L’enjeu n’est pas celui du positionnement central au sein du PS comme s’il s’agissait de son congrès. Il n’est pas celui du positionnement au centre de la gauche de la gauche comme s’il s’agissait de prendre date et donner les gages d’une virginité retrouvée.
En réalité, une présidentielle ne se gagne pas sur une position dans une échelle graduée. La science politique, tout comme les français eux-mêmes, démontrent aujourd'hui la vacuité de ses raccourcis.

Du bilan gouvernemental, je ne défends pas tout. Mais je ne suis pas sûr que passer son temps à faire son marché du bon grain et de l'ivraie, soit la meilleure manière d'engranger la confiance et d'offrir lisibilité. En revanche, je tiens à l'idée d'une certaine responsabilité de chaque matelot dès lors que le navire affronte les tempêtes. Une fois déchiré le rideau de la confiance et rabattues les voiles de la solidarité minimale, comment s'étonner ensuite du qualificatif d’irréconciliables ?

Je partage  nombre de propositions figurant dans chacun des programmes de nos candidats. Il y a aussi celles que je redoute comme celles dont je doute. Mais je suis déjà surpris moi-même de la cohérence que l’on peut construire à partir de cette diversité dans le camp progressiste. Rien n’est joué, en effet.

Si je regrette certains choix qui ont été faits, je félicite le courage d’en exposer les circonstances et d’en tirer les leçons. La politique, en effet, n'est pas un quizz. En définitive, tous les candidats majeurs de cette primaire, membres du gouvernement, ont fait cela. Ce reproche leur est pourtant moins formulé qu'à l'encontre de celui qui n’aura pas choisi le refuge de l’embarcation de fortune. Le courage était peut-être celui là.

Obnubilés par l’ambition du coup suivant, que de scénarios ai-je entendus sur l'opportunité d'une démission prématurée du premier ministre afin qu'il trouve le temps de reconstruire une parole plus libre et une émancipation plus grande. Manuel Valls n’a pas fait ce choix. Il est le seul. Quoi qu'on en dise, cela force le respect. Celui que procure une certaine éthique de la charge. N’est-ce pas cela aussi dont a besoin le pays ?

Quant au candidat Macron, il aura tiré crédit de sa décision par une trahison assumée et rendue cohérente par sa non participation à la primaire. Pourtant, au vu des sondages, j'y vois une erreur. Il n'en demeure pas moins que nous avons là un candidat "et de droite, et de gauche" offrant à ce stade le concert live d'une compil d'idées puisées ça et là !
Cette remarque n'épuise cependant pas le sujet. La technique de la caractérisation armant le bras de la stigmatisation est trop facile, trop répandue. Macron est aussi l'expression d'autre chose. Il est donc un symptôme. Le symptôme d'une gauche en panne d'actualisation de sa pensée et de théorisation de sa pratique.

Du bilan de la Présidence Hollande, l’histoire en réévaluera bien sûr la qualité. Comme elle le fit hier pour d'autres, à gauche. Mais se hisser à la hauteur de l’histoire est de l'admettre à temps pour conjurer le pire.

Se hisser à la hauteur de l'Histoire, c’est admettre qu’elle jugera plus positivement le bilan de la gauche au pouvoir plutôt que celui de ses guerres de sécession, de succession et enfin de capitulation face au risque imminent d'un duel entre la droite et l'extrême droite.

lundi 5 décembre 2016

Mon analyse du projet de métro TAE (2nde partie)



Le constat démographique
 
Les travaux de l’Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Toulousaine ainsi que les enquêtes ménages offrent des indications utiles sur la mobilité dans l’agglomération. Ils confirment que l’essentiel de la progression des déplacements se situe naturellement en périphérie avec un fonctionnement en bassin qui se conforte d’année en année.
Les principaux flux sortants des bassins de mobilité relatés par les travaux de l’AUAT se situent au Nord et à l’Ouest de l’agglomération qui connait quant à elle des polarités plus nombreuses. Ces éléments ont été confirmés depuis 2004 et la dernière enquête ménage[1] de 2013. Ils sont attestés par ailleurs par les taux d’engorgement des réseaux viaires. Ils sont également reflétés par les contrats d’axes figurant au SCOT (plus de la moitié des contrats) et dessinant le maillage de corridors de déplacements et d’urbanisation.

Mon analyse du projet de métro TAE (1ère partie)


Un maillage territorial au plus près des besoins 

Le besoin d’améliorer les conditions de mobilité dans notre grande agglomération n’est plus à démontrer. Son réseau de transport urbain, l’un des plus vastes de France, est devenu au cours du précédent mandat le 3ème réseau national pour sa fréquentation. 

Aujourd’hui équipé de tous les types de transport (métro, tramway, bus, et bientôt téléporté) la particularité de notre grand territoire urbain reste cependant celui d’une densité de population inégalement répartie, densité dont le taux est inférieur à la moyenne des grandes métropoles. 

Cette morphologie urbaine, spécifique par bien des aspects, engendre naturellement des coûts sociaux et environnementaux alors même que les institutions publiques locales redoublent d’effort pour améliorer les conditions de compétitivité sociale et économique de leur territoire et de ceux qui y vivent. Cette situation a été prise en compte dans les divers documents d’orientation et de planification dont l’un des objectifs majeurs était notamment celui du phasage de l’urbanisation et des moyens de transports à travers notamment des "contrats d’axes", devenus "pactes urbains".

En matière d’infrastructure de desserte comme de coûts d’exploitation associés, il va sans dire que le besoin de maillage territorial au plus près des besoins relève dès lors dans ce contexte urbain d’une volonté politique de priorisation financière accompagnée de choix rationnels dans l’affectation de la dépense publique.