jeudi 7 juin 2018

LREM, vers un parti de strapontins ?

Edouard Philippe, 1er Ministre, est venu rendre visite au Maire de Toulouse. L'accueil au Capitole fut républicain. J'en étais.
Les discours respectifs, quant à eux, me laissèrent pantois. Dégoulinant d'attendrissements réciproques, le cœur du message n'avait qu'un but. Magnifier la trajectoire de deux copains de chambrée cherchant coloc.
Epicure, que j'exhume ici, aurait pu illustrer cette rencontre. "La vue de ceux qui nous sont proches est belle quand les liens de parenté concourent à l'union, car elle produit beaucoup de zèle en vue de cela."

Tel fut le spectacle que voulait offrir le Maire. Celui d'un intendant zélé osant prétendre dans son discours : "Vous êtes, Monsieur le 1er ministre, respectueux de la France décentralisée". Les maires de notre pays apprécieront. Je n'ai pas vraiment le sentiment qu'ils partagent ce sentiment. Dire que Jean-Luc Moudenc préside une association d'élus, le toupet n'a plus de limite. Edouard Philippe, perfidement, lui a d'ailleurs rappelé que ce fut un peu grâce à lui.

Mais je me suis alors imaginé notre Premier Ministre répondant sous les traits de Voltaire constatant davantage de "zèle d'un homme espérant une grande récompense que d'un homme l'ayant reçue". Ainsi donc, depuis hier, les pronostics de la récompense vont bon train.
Le nouveau monde est en marche. Non pas celui d'une alternative à l'ancien mais celui d'un bégaiement de la 4eme république des géométries variables. Une alliance LR-LREM serait en vue pour 2020. JL Moudenc serait-il plus faible qu'il n'y parait ? Que n'a-t-il besoin d'une telle rescousse ?

Évidemment, il veut rassembler largement. Mais j'ai rencontré peu de candidats, dans ma longue carrière de citoyen, dont la foi n'était pas celle de faire profession du rassemblement. Sans surprise, l'argument de préau d'école nous fut servi salle des illustres, avec pour tremolo l'alliance des bonnes volontés apolitiques.

En Marche est une chose. Ces électeurs en sont une autre. Moi qui pensait qu'il s'agissait d'une formation politique des temps nouveaux, en construction, osant bousculer le système. Va-t-elle se révéler complice de sa reconduction à l'échelle locale ? N'y-t-il de pertinence à ce projet que le temps d'une présidentielle qui, une fois gagnée, n'a que faire de ceux qui sur les territoires l'ont aussi permise.

Ce choix, s'il s'avérait, serait irrémédiablement celui d'un parti de strapontins. Grand bien lui fasse. N'oublions jamais - l'histoire politique des grands partis de gouvernement le démontre - que le scrutin local demeure la racine de ce qui dure...

mardi 17 avril 2018

La précipitation servile de Monsieur Moudenc

Le dernier conseil métropolitain avait à son ordre du jour la contractualisation avec l'Etat d'un engagement de la métropole à limiter l'accroissement de ses dépenses de fonctionnement. (Voir mon intervention). En l'absence de signature de contrat, la pénalité financière d'un dépassement serait plus lourde que celle qui tombera de toute façon, même en cas de signature.

La méthode, dénoncée par de nombreuses collectivités, est donc celle d'un contrat qui a l'apparence d'un accord de volontés alors qu'il révèle davantage une inégalité des parties signataires. Comme le dit la formule, "ce qui est à moi, est à moi, mais ce qui est à toi ce discute".
Où sont les engagements de l'Etat lui-même sur les ressources, alors que l'évolution du PIB amorce son amélioration,  et à l'heure ou la suppression de la TH n'augure rien de bon pour le pouvoir fiscal des collectivités locales ?

Je suis d'accord avec l'idée que les finances locales contribuent à l'équilibre des finances publiques puisqu'elles en font partie. Et le conseil constitutionnel a récemment rappelé ce principe inscrit dans notre loi fondamentale (Ce qui pourrait se discuter est qu'il lui a semblé supérieur à celui de la libre administration).
Mais il convient de rappeler l'histoire récente. Les collectivités locales ont répondu à cette exigence en subissant le gel puis la baisse des dotations d'Etat après avoir subi la suppression non compensée intégralement de la Taxe professionnelle en 2010.

Chemin faisant, pendant que les collectivités dégageaient une capacité de financement de 4 Md€, le déficit des administrations de l'Etat se creusait de 2 Md€. Si au final le déficit global, toutes administrations confondues, a reculé de 2.8 Md €, cela veut dire que les Collectivités Locales ont supporté l'essentiel de l'effort.

Mais ce qui est proposé est d'accentuer la tendance en traitant désormais les collectivités comme un simple établissement public, un satellite, devant répondre à une injonction tutélaire dont le Préfet devient le greffier. Ce piège redoutable, inventé par Bercy, est une première historique. Pour la première fois en effet, l'Etat parvient à faire ce dont Bercy avait toujours rêvé.

Faire sauter le verrou constitutionnel de la libre administration des collectivités en imposant à ces dernières le consentement au hara-kiri, ce que la majorité de droite à la métropole toulousaine s'empresse de faire... en klaxonnant ! 

Nous avons donc regretté la précipitation à vouloir signer ce contrat plutôt que de profiter du temps qui restait jusqu'à la date du 30 juin pour accentuer la pression. Cette précipitation à "s'enquérir des faveurs du roi" est politicienne. Le syndrome des palmarès a encore frappé. Il s'illustre par ce nouveau podium marquant le réflexe courtisan d'une servitude volontaire. Sans doute vis à vis de Monsieur Macron dont on attend impatiemment le geste d'adoubement. J'aurais préféré, pour Toulouse, davantage de dignité...

mardi 20 février 2018

2020 : la polka des ambitions

Comme je l'indiquais dans un précédent billet, 80 % de ce qui est inauguré aujourd'hui à Toulouse fut porté sur ses fonds baptismaux par la gauche municipale. Cette "gestation pour autrui", c'est à dire in fine pour les toulousain(e)s,  ne sera pas parvenu toutefois à effacer un autre bilan. Il est si lourd à corriger.

A force de vouloir effacer de l'histoire politique locale la victoire de ses concurrents en 2008, le maire actuel ne fait que révéler, en définitive, la longévité de sa propre présence et donc de sa participation aux retards et rendez-vous ratés de la ville.

Un bilan de 33 années de présence de J.L Moudenc au conseil Municipal de Toulouse dont 28 dans la majorité du maire de chaque époque. C'est certainement à l'aune de cette durée qu'il conviendrait peut être d'analyser la lecture des passifs et le besoin de renouvellement.

Pour la gauche, répétons-le, rétablir les vérités, s’installer dans un remake ou dans la posture dénonciatrice ne suffira pas à construire une utilité pour demain. Il lui revient d'élaborer un projet novateur et un discours intelligible à présenter en 2020. Il lui revient de définir ce que doit être une politique municipale progressiste, mais également métropolitaine car l'un ne va pas sans l'autre. Il lui incombera de revendiquer une gauche de rassemblement dont les bases renouvelées permettront le plus large rassemblement des toulousain(e)s eux-mêmes. 

A ce jour, à lire la presse locale, la polka des ambitions pour le fauteuil du capitole a commencé. Chaque semaine égraine une nouvelle candidature potentielle, probable, putative...  : Le "qui" précédant le "quoi", c'est le quant à soi qui fraye chemin pour tenter d'imposer son paraitre. Ne cédons pas aux injonctions médiatiques voulant que l'incarnation résume l'enjeu. Tirons les leçons du vote qui vient de se dérouler pour le prochain congrès du PS. L'incarnation, à supposer qu'elle soit un préalable, ne garantit pas que l'on ne prêche dans le désert.


Dans ce concours balbutiant, j'en appelle donc à la prudence et la lucidité. Celles que réclame l'humilité tant il est vrai, pour paraphraser Marcel Aymé, qu'elle reste la meilleure "antichambre des perfections".

Il est temps d'accélérer, me dit-on. Je le concède volontiers. Le contexte n'est pas celui d'une présidentielle n'ayant pourtant donné que neuf mois pour fabriquer un présidentiable. Il n'est pas non plus celui de 2008 un an après que la candidate socialiste ait obtenu 47 % des voix dans un second tour. Et puis le contexte local a changé aussi. Avec lui, certainement, l'attente des électeurs eux-mêmes. Ne faudrait-il pas justement que les socialistes s'interrogent sur cette attente et qu'ils commencent donc à changer eux aussi ?

Je crois donc fortement à la déclinaison locale des raisons qui ont motivé les 3/4 des adhérents à porter Olivier Faure à la tête de ma formation politique. La période qui s'ouvre est celle de l'affirmation politique. Elle passe par une "autonomie stratégique" permettant de définir ce que nous sommes et ce que nous voulons. Et comme il est souhaité que la période qui s'ouvre soit aussi celle d'une clarification sur le bilan - ce qui est normal après un échec - qu'il soit permis d'amender l'intention en précisant "tous les bilans". 

Pourquoi Olivier Faure ?

Le Parti Socialiste prépare son congrès et beaucoup, depuis un an, en appellent à la clarification  et à la refondation salvatrices. Ils ont raison. En même temps... comment les français pourraient-ils croire à la sincérité d'une mutation aussi rapide ?

En cet instant, la première urgence est peut-être plus pratique. Les conditions d'une nouvelle crédibilité nécessitent des preuves. Celles d'une rupture dans les méthodes de fonctionnement du collectif et d'une décentralisation plus courageuse des méthodes de fabrication du politique.
Au moment de choisir un premier secrétaire, la demande d'incarnation à travers une voix qui porte est naturelle. Mais elle ne garantit pas que l'on ne prêche dans le désert. Et c'est bien le problème.

Ce congrès n'est pas décisif en ce qu'il n'est qu'une étape. Mais il est en même temps décisif car cette étape conditionne la survie. La capacité à reconstruire un discours n'est pas qu'une affaire de marketing. Il faut sortir de cette injonction permanente à la fabrication "d'éléments de langage", à l'instantanéité exigée de leur déploiement. Comme si tout cela permettait de redonner sens et confiance à la parole politique.

Parce que la profondeur de la refondation nécessaire exige davantage que trois mois de congrès, le Parti Socialiste a besoin du chef d'orchestre garantissant à la fois une éthique de la responsabilité et une abnégation propice à la confiance, au rassemblement et à la remise au travail.

En leurs temps, les motions de congrès reflétaient des courants de pensée ou des orientations. Le seul déplacement de virgules décidaient parfois du sort de la synthèse des uns et des autres.
L'enjeu en 2018 n'est plus là. Il est d'ouvrir une nouvelle période historique de reconstruction permettant pour demain un débat renouvelé, organisant la diversité d'une famille politique qui a pour l'instant besoin de se prouver qu'elle reste d'abord une famille.

Olivier Faure a toute ma confiance pour cela.

L'issue du congrès d'Aubervilliers n'est pas tant de savoir qui sortira vainqueur mais quelle force et stabilité voulons nous donner à la démarche collective choisie. De ce point de vue, la netteté du choix dès le premier tour, entre les quatre candidats, sera finalement la meilleure garantie de notre  propulsion collective.


mardi 19 décembre 2017

Macron Saint Simon ?



L’année 2017 approche de son épilogue. Celui d’une Gauche année zéro, d’un Président identifié comme menant une politique de droite mais doté d’une confiance inégalée depuis longtemps pour un Président en exercice.

Comme pour prolonger son moment électoral, il choisit d’imprimer son moment gouvernemental par l’image d’un homme en mouvement. Tel le cycliste forcé de pédaler faute de poser pied à terre pour éviter la chute, il imprime donc sa marque. Hypermoderne parce qu’hyperactif.
A ce jour, les français aiment ça. « Qui ne tente rien, n’a rien » nous dit l’adage. Dans cette reconnaissance des français pour sa prise de risques, Emmanuel Macron entend perpétuer la confiance et installer de façon dynamique sa légitimité. Ainsi entend-il faire perdurer l’effet de souffle de cette légitimité acquise dans le moment électoral. Les tentatives de diabolisation se fracassent à peine écloses. Les prêchi-prêcha s’enlisent sans passer le mur du son.

Sa stratégie très gaullienne passant du « ni-ni » au « et-et », du ni gauche ni droite au « en même temps », continue l’œuvre d’assèchement des territoires de l’alternance crédible.
Sa pratique très Pompidolienne de valorisation d’une technocratie d’Etat éclairée poursuit son œuvre rénovatrice, installant inexorablement la protection de couches sociales modernisatrices dans son vivre ensemble.
Les premiers de cordée se projettent dans son désir d’avenir. Les premiers de corvée s’impatientent des bénéfices collatéraux d’une théorie du ruissellement pourtant contraire à celle de l’infiltration.     
Sa communication très giscardienne, peaufine la version sociale d’un libéralisme du « bon sens »  résistant à l’épreuve en attendant les preuves.
Les trois dimensions de cette nouvelle synthèse résisteront-elles à l’expérience et à l’examen précis de la politique gouvernementale menée par ses « collaborateurs » ?

Il fait ce qu’il a dit. Dit-il. Et ce n’est pas rien, me direz-vous. Mais que nous dit-il de ce qu’il fait ?
La crise de la démocratie serait une « crise de l’efficacité » a-t-il récemment déclaré dans son fameux publi-reportage de TF1. Je connais des pays où l’efficacité est bien au rendez-vous. Seraient-ils des exemples ? Ce critère suffirait-il à l’exigence de sens si nécessaire pour faire société. Doit-on en définitive réduire la vérité à l’utilité ? Beau sujet ! Il réclamerait certainement la double convocation d’Hannah Arendt et du comte de Saint Simon.

L’argument de l’efficacité, cédant ainsi à l’impératif politique de justification, vient utilement rappelé que la technocratie a justement ancré son fondement historique dans le culte de l'efficacité. 
Il rentre aujourd'hui en résonance avec une certaine pratique institutionnelle du pouvoir, une valorisation manageriale chère à la technocratie dominante, une méfiance des corps intermédiaires, une personnalisation de la conviction combinée à la  nature même de sa victoire électorale faite d'une opportunité saisie plutôt que patiemment et collectivement construite.
C'est là où le souci d'annuler la politique par la technique rejoint la volonté de « dépolitisation ». L’idée n’est pas nouvelle. Mais tant que les clivages sociaux et culturels qui affectent les hommes n'auront pas été effacés, comment envisager de substituer l'administration des choses au gouvernement des hommes ?

Le dernier ouvrage de notre Président s’intitulait « Révolution » comme pour en finir avec la fatigue démocratique des alternances politiques entre droite et gauche.  Ainsi propose-t-il de de passer de cet âge, comme s'il était "féodal", à l'âge positif de la nouvelle révolution immatérielle dont les acteurs les plus compétents et innovants auraient pour tâche de contribuer à piloter le pays, d'en faire une contrée prospère où règneraient l'esprit d'entreprise comme instrument de paix sociale.
Cette vision, que l’allégorie du premier de cordée illustre, n’est pas loin de St Simon dans son Exposition de la Doctrine de 1830. A chacun selon sa capacité, à chaque capacité suivant ses œuvres
Je persiste à penser qu'Emmanuel Macron nécessite mieux que des caractérisations sommaires. C'est à l'analyse précise de sa vision et à une déconstruction argumentée qu'il conviendrait mieux de s'atteler.


vendredi 3 novembre 2017

Rencontres Progressistes, la conférence du 5 octobre 2017

- Intervention du 5 octobre 2017-
"La démocratie sociale a-t-elle encore un avenir ?"

"La démocratie sociale a-t-elle encore un avenir ? Ce dont nous sommes sûrs, c’est qu’elle a un passé. Un terrain de conquêtes par le mouvement ouvrier, une étape décisive qui aura été celle de la libération en 1945.

La démocratie sociale, c’est à la fois un système d’organisation et de protection, un nœud de relations dites sociales, un champ d’équilibre exprimant le rapport Capital / travail ou se déploient des droits. Elle a été le marqueur d’une longue période de progrès, appuyé sur un mode de production et une vision claire du rapport salarial. Elle est au cœur des enjeux qui se discutent aujourd’hui. 

Jamais elle ne l’aura autant été : Ordonnances sur le marché du travail, et bientôt le régime d’assurance chômage et la formation professionnelle, le système de retraite.
En toile de fond à venir, le paritarisme, le zèle du patronat et l’avenir du syndicalisme.

Au-delà de l’aspect comptable des réformes en cours, ce qui se joue est bien davantage car les impacts touchent à la fois au système d’organisation (représentativité), à la nature des relations sociales (règles de négociations…), au bouleversement de droits acquis (Indemnisation).
La volonté officielle est celle de la modernisation des rapports sociaux avec la volonté de prendre en compte la réalité des entreprises.
La pression des logiques de rémunération du capital et de reconstitution de marges, la taille des entreprises, les changements technologiques, les évolutions de la demande, la concurrence, sont autant d’incertitudes pour les employeurs. Leur réponse centrale et trop souvent univoque :

lundi 23 octobre 2017

Braderie urbaine



Dans le souci de reloger à moindre frais certains services de la ville (près de 150 personnes), le maire de Toulouse a décidé en 2016 une transaction particulière. Échanger le bâtiment qui les abrite, propriété de la ville, avec l'un de ceux de la société ICADE situé dans un autre quartier, à Borderouge. 

Initialement, le projet prévoyait la démolition du bâtiment dans le but de construire un campus numérique privé. Compte tenu de ce besoin de démolition, les domaines validèrent le prix et les termes de l'échange. Le coût pour la ville (400 K€) correspondait donc à la différence entre la cession de son bien et l'acquisition du nouveau lieu. C'est ce qui fut voté en 2016.

C'était sans compter sur une nouvelle délibération d'octobre 2017 qui viendra modifier à la fois la nature et l’équilibre économique et foncier initial. Elle avalisera la cession complémentaire d’une partie de la place de l’Europe au groupement privé Icade/Ynov sans oublier naturellement de la déclasser pour y permettre un droit à construire. 

  • Nouvel équilibre, nouveau prix : L'échange se fait désormais à somme nulle. la ville n'a plus à débourser quoique ce soit. 
  • La surface foncière impactée augmente de 2200 m² pour un coût d'acquisition de 500 K€, soit 225 € le m² (tandis que la surface plancher augmente de 1500 m²). 
  • Le bâtiment n'est plus détruit mais réhaussé et le projet envisage désormais davantage d'activités lucratives (hôtel et commerces)

Projet initial mars 2016






surface m²
prix /m²   domaines
Total
en %  surface totale

Résidence étudiante
8500
                      953,64 €
     8 105 940 €
55%

Hôtel et commerces


                    -  
0

Ecole
5100
                      352,75 €
     1 799 025 €
32%

Espace co-working / bureau
2000
                      352,75 €
        705 500 €
13%

Total
15600
                          680 €
   10 610 465 €


Assiette fonciére
 4500 m²



L'école représente 1/3 de la surface plancher
La résidence étudiante 55% de la surface plancher
Soit un total de 88% de surface destinée aux étudiants



Projet voté le 12/10/2017






surface m²
prix /m²   domaines
Total
en %  surface totale
Résidence étudiante
3175
                      900,00 €
     2 857 500 €
19%
Hôtel et commerces
7052
                      900,00 €
     6 346 800 €
41%
Ecole
3339
                      250,00 €
        834 750 €
19%
Espace co-working
3560
                      300,00 €
     1 068 000 €
21%
Total
17126
                          649 €
   11 107 050 €
(+) 496.585 €
Assiette fonciére
6700 m²
(+) 2200 m²



L'école ne représente plus que 19% de la SDP
La résidence étudiante 19% de la SDP

La partie hôtel "classique" représente 41% de la SDP
La SDP destinée aux étudiants n'est plus que de 38%


Entre le projet initial et le projet voté :
2200 m² supplémentaire de foncier correspondant à 30% de la place de l'Europe pour 496000 euros

Cette nouvelle cession d’espace public est celle d’une véritable braderie pour un lieu qui aurait mérité un autre avenir que celui de la spéculation.

Bien sûr, les agents de la ville méritent des conditions de travail améliorées. Évidemment, la place de l'Europe mérite une véritable requalification. Mais ce que révèle cette affaire est l'absence totale de réflexion préalable pour savoir ce que l'on souhaite avant de se saisir paresseusement d'une opportunité offerte par le marché. C'est bien tout le contraire d'une politique de l'urbanisme,

La place de l'Europe, à Toulouse, mérite mieux que son amputation et la livraison, par procuration, de son devenir. A ce titre, méritant mieux qu'un compromis avec les promoteurs, elle aurait gagné à voir tracé son avenir avec les riverains.

Visionner le reportage de FR3 du 7 octobre 2017