mercredi 5 septembre 2012

Tous "hollandais"

À une semaine de l'enregistrement des motions soumises au vote des adhérents du Parti Socialiste, que devons-nous attendre de son prochain congrès ?  Qu'il réponde bien sûr aux exigences que j'ai pu notamment lire dans la tribune "militante" du Monde de ce jour signée par JC Cambadelis. J'y souscris.  Les défis d'un parti au pouvoir ne sont pas nouveaux. Il faut qu'il soit à la fois devant, à côté et derrière le Président et sa majorité. Devant pour anticiper et défricher, à côté pour accompagner et alerter, derrière pour soutenir et appuyer. L'exercice suppose une disponibilité collective à l'image d'un équipage.  La solidarité est incontournable. À peine sortis de la rade, remettre en cause en cause le cap promettrait les pires difficultés à tenir la barre sur la durée.
Aujourd'hui, tous les militants sont "hollandais". La question a été tranchée. Toute crispation identitaire serait un mauvais retour en arrière de la part de soutiens du Président qui se qualifieraient d'historiques de la première heure. Les français, comme les militants, s'en moquent. Et je ne suis pas sûr que le Président lui-même s'en satisfasse. L'heure est au rassemblement, pas aux soustractions. L'heure est aux "synthèses dynamiques", pas aux juxtapositions.
Cette exigence de solidarité et de rassemblement est indispensable. Elle l'est à tous les niveaux pour tous les pouvoirs en exercice, qu'ils soient locaux ou nationaux. Ce qui n'interdit pas, bien au contraire, d'en définir précisément les garanties, le contenu et les contours. Tel est l'enjeu des semaines qui viennent...

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