mercredi 27 mai 2015

Entre TGV et TER, le TET





Entre la grande vitesse (TGV) que nous attendons impatiemment, et le développement sans précèdent qu’a connu le TER en Midi-Pyrénées sous l’impulsion opiniâtre de Martin Malvy, la préservation d’une offre intermédiaire (TET) pour les territoires du grand sud et de leurs villes en adéquation aux besoins de mobilité de leurs concitoyens est un enjeu stratégique.
Les recommandations formulées par le rapport DURON publié le 26 mai sur l’offre ferroviaire intercités se traduisent par des suggestions de redéploiement ou de renforcement de lignes.
Des motifs de discussion
Ici, deux suggestions sont source d’inquiétude et donc de discussion. La première est celle d’un transfert de compétence vers la région (TER) de la liaison Toulouse-Hendaye. Certes, elle s’appuie sur une analyse de la fréquentation. Mais ce qui est vrai pour l’Etat dans la maîtrise des coûts d’exploitation le sera tout autant pour la collectivité régionale qui devrait dès lors bénéficier des ressources correspondantes au fonctionnement de cette desserte. La seconde est la suppression de la relation directe entre Toulouse et Perpignan.
Des motifs de satisfaction
En revanche, le doublement de l’offre entre Toulouse et Marseille qui verrait 12 trains par jour est une bonne suggestion dans la perspective de l’arc méditerranéen avec Montpellier. L’accroissement des dessertes entre Toulouse et Bordeaux, le maintien des trains de nuit entre Toulouse et Paris ainsi que le maintien de la ligne Toulouse-Limoges-Paris sont également des conclusions qu’on ne peut que partager.
Ce rapport n'est pas à prendre ou à laisser
Le secrétaire d’Etat aux transports a confirmé que toutes ces recommandations n’engagent pas à ce jour le gouvernement et doivent faire l’objet désormais d’une discussion avec les acteurs du territoire. Elles devront poursuivre l’objectif d’une clarification plus efficace des compétences et des ressources ainsi que d’une gouvernance lisible pour tous.

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