mercredi 6 avril 2016

PLB : non à la politique du tout ou rien

Par voie de communiqué de presse, le Président du SMTC a souhaité réagir à la rencontre initiée par le député Kader Arif auprès d'Alain Vidalies, ministre des transports, au sujet du prolongement de la ligne B.

Regrettant que cette réunion "n’ait servi qu’à présenter un artifice budgétaire" mais souffrant qu'elle se révèle plutôt utile à la recherche d'une solution partenariale, il en vient par là même à regretter que l'Etat confirme son engagement pour le financement de la desserte de Labège en rappelant lui-même que "les subventions étaient fléchées initialement vers l’intégralité du PLB ".
 
Je rappelle que la subvention de l'Etat (20M€), obtenue dans le cadre de l'appel à projet Grenelle dont l'enveloppe globale s'élevait à 450 M€, a résulté en 2013 d'une sélection par un jury devant lequel je m'étais rendu avec les équipes du SMTC pour défendre le projet.
En aucune manière, cette subvention affectée n'avait "vocation à financer une part de la 3ème ligne de métro". Cette précision a d'ailleurs été notifiée par le Ministre lui-même en Juillet 2015.

En fait, ce dont rêve aujourd'hui le maire de Toulouse dans la quête éperdue de financements ne serait-il rien d'autre que l'affectation exclusive pour le projet de 3ème ligne de la totalité de l'enveloppe nationale pour les transports urbains de 450 M€ ?

Cette heureuse initiative de rencontre entre les Présidents Méric, Delga et Oberti avec le ministre démontre une nouvelle fois l'incapacité du Président de Toulouse Métropole à s'élever au niveau des exigences territoriales de rassemblement et de respect des acteurs et à construire des compromis partagés.

Une nouvelle fois, sa politique du tout ou rien installe la politique des transports dans l'ornière politicienne de la loi du plus fort et les méandres de calculs égoistes.

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