mardi 13 septembre 2016

Alstom : Belfort ne doit pas fermer. Belfort ne fermera pas.


En annonçant sa volonté de fermeture du site de Belfort en 2018, la direction d’Alstom a pris une lourde responsabilité. Pourquoi une telle annonce aujourd’hui, si ce n’est la volonté de prendre en otage les salariés et exercer une intolérable pression.

Par la voix du Président de la République, l’Etat ne laissera pas faire. Aucune raison ne justifie une telle perspective de fermeture de ce site et dont l’activité cyclique engendre une inquiétude pour 2018 - 2020.

L’Etat a toujours été du côté d’Alstom pour l’aider à conquérir de nouveaux marchés ou pour recapitaliser l’entreprise et la sauver de ses propres erreurs comme en 2004, pour affirmer sa présence, comme en 2014, lorsque le ministre de l'époque, Arnaud Montebourg, organisa l'entrée de l'Etat à hauteur de 20% pour y exercer un contrôle suffisant et sa consolidation.

Aujourd’hui, comme l’a rappelé le Ministre des Transports Alain Vidalies, l’Etat est là pour rappeler les perspectives de commandes qui permettraient de stopper immédiatement toute décision unilatérale de la part de la direction de cette entreprise.

  • La commande par la SNCF de 6 rames pour 12 locomotives pour la ligne Paris-Milan doit trouver le chemin d’un accord.
  • La perspective du gigantesque appel d’offre du STIF pour le RER à 3,5 milliards d’euros doit trouver le chemin d’une réponse.
  • La commande de 30 rames pour les trains d’équilibre du territoire (intercités) doit trouver le chemin de la concrétisation.
  •  Le TGV du Futur va profiter à horizon de 2022 du savoir faire industriel d’Alstom et de ses salariés avec à la clé des milliers de création d’emploi dans la filière ferroviaire et à Alstom.

A une époque où les dividendes sont en capacité d’amortir les cycles d’activité, comment balayer ainsi la recherche nécessaire de solutions à l’échelle d’un groupe employant 9000 personnes ?
Belfort ne doit pas fermer. Belfort ne fermera pas.

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